(12) nouvelle espèce de cerfeuil dans son voyage autour du Monde, pro- cura à tous ses compagnons de voyage une nourriture saine et agréable. Ces applications, qui deviendront tous les jours plus fré- quentes, si la loi de l’analogie est admise, tendront tous les jours aussi à en prouver l'utilité.
Il en est d’autres d’un emploi moins immédiat, mais que nous ne négligerons cependant pas d'indiquer. Ainsi, en admettant cette théorie, on pourra mettre plus d'ordre et plus de méthode dans la description et la démonstration des médicaments; on pourra pré- sumer à priori la place d’un méd' ament dont on ignore la véri- table origine: ainsi, on placera avec beaucoup de probabilité la gomme ammoniaque et le sagapenum parmi les produits des ombel- lifères, le beurre de galam parmi ceux des laurinées, etc.; on pourra enfin, de la connaissance des propriétés des plantes, déduire des conséquences relatives à leur classification; j'aurai occasion de citer l’exemple du menyanthes, dont les propriétés fébrifuges indiquaient la place parmi les gentianées; de même la racine vénéneuse de la méthonique ne prouve-t-elle pas la vérité de son rapprochement avec les colchicacées? L’extrème différence médicinale des valérianes et des dipsacées ne confirme-t-elle pas leur séparation?
On voit done que cette théorie qui rapproche Îles connaissances médicales et botaniques, tend à perfectionner les unes par les au- tres, à rapprocher ces deux études autrefois tellement unies, qu'elles semblaient presqu’inséparables. Cherchons donc à nous faire une idée précise du degré de confiance qu’elle mérite.
Pour. mettre quelqu’ordre dans les observations que je soumets ici au jugement des naturalistes et des médecins, je commencerai par développer les preuves générales de l'analogie qui existe entre les formes et tes propriétés des plantes, et les règles d’après lesquelles doit se faire la comparaison exacte des formes et des propriétés des végétaux: j’appliquerai ensuite, dans ma seconde partie, ces règles
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à chaque famille en particulier.


