SUR LES MOUTONS À LONGUE LAINE. 53
Il est nécessaire encore d'ajouter à l'avantage de la méthode d'arrosage que si les pà turages naturel- lement humides et marécageux sont funestes, les prairies du printemps rendues précoces par l'influence des irrigations d'automne, quelque humide que soit le sol, ne sont jamais dangereuses. Les prairies humides occasionnent en automne la pourriture ou la lésion du foie, par des limaçons qui recouvrent alors les plantes; l'hiver les ayant fait tomber, le danger ne pourrait exister au printemps que dans les contrées où 1l ne gele pas.
Les bénéfices que donnent les prairies arrosées en automne paraissent assez grands pour employer les chutes des rivières à élever les eaux au-dessus du niveau des prairies voisines, et sacrifier des usines aux améliorations de ce genre, beaucoup plus pro- ductives que des moulins dans certaines localités.
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