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de dislhey, on formerait des races précieuses par la douceur, la finesse, la longueur de la laine et le poids des toisons.
On fera choix des brebis métis ou mérinos qui réunissent à la laine la plus longue, les formes les
lus convenables pour la localité; et les plus beaux béliers de Hollande, ayant une laine d'un pied, ou treize pouces de longueur. Les métis seraient, de nouveau, croisés par des béliers du Texel, afin de donner à la race le type de celle de Hollande, qui est sans cornes, à coffre large, d’une santé vigou- reuse ét disposée à prendre la graisse à deux ou trois ans. Des essais analogues seraient faits avec des brebis, mérinos et métis, et des béliers dis- lheys, pour créer les races les plus convenables aux contrées où les pâturages sont abondants, et où l’on cherche autant la facilité à l’engraissement que la longueur de la laine.
Ges résultats seront plus rapidement obtenus, si on importe des troupeaux entiers des plus belles brebis hollandaises et des béliers à longue laine d’An- gleterre. Les diverses combinaisons de croisements de ces races avec celles de France, donneront des espèces nouvelles, ayant les qualités qui manquent aux moutons mérinos où indigènes.
Si ces divers métis, tous à laine longue et de di- mensions plus fortes que les plus grands mérinos, étaient laissés sur des pâturages maigres et secs, leur laine perdrait d’année en année la longueur, le brillant et la douceur qui distinguent les toisons de ces races primitives; l'abondance et la nature des pâturages ayant une influence rapide sur le poids


