RE er
SUR LES MOUTONS À LONGUE LAINE. 19 duits étrangers qui s'offrent à moitié prix au-delà des frontières.
Non-seulement la filature de laine longue ou pei- gnée est trés en arrière de celle du coton et de la laine cardée; mais, ce qui est à peine croyable, c’est que la France ne possède encore que quelques mou- tons des races qui fournissent la laine longue; notre commerce se trouve forcé d'importer à grands frais cette laine de l'Angleterre, de la Hollande et de Al lemagne, lorsqu'il serait facile de laffranchir en moins de dix ans de cette contribution volontaire.
On fait, 1l est vrai, quelquefois usage de la laine mé- rinos au lieu de la laine longue de Hollande et d’An- gleterre; mais la filature en est plus difficile et plus chère, et les produits obtenus ne remplacent pas les autres. La laine mérinos étant frisée et élastique, ne convient qu'à la carde ou à la draperie; elle ne de- vient bonne pour le peigne, qu’en perdant ses qualités par des préparations qui exigent des frais, et font perdre du poids et de la valeur à la laine.
Pour la draperie on préfère une laine courte, élastique, nerveuse et fine; les draps sont plus feu- trés, mieux fournis et plus beaux.
Pour les tricots et la bonneterie, une laine lon- gue, blanche, douce, droite est meilleure; les tissus sont blancs, moelleux, unis et ras.
Chaque brin de laine étant formé d’une suite de tuyaux embriqués avec rebords échancrés et saillants comme la paille; en agitant un poil dans les doigts, il marche du côté de la racine. D’après cette con- texture, lorsque des brins de laine sont froissés ou battus comme au foulon, tous marchent, se lient
2»
\ä Er de moment er u
Rem ne PR AT= re RE— ee


