vii] INTRODUCTION.
DEUXIÈME OBJECTION
L'INTRODUCTION DES MACHINES NOUVELLES EST NUISIBLE.
Réponse.— Il est aussi utile maintenant de rempla- cer la main d’une fileuse, d’un tisserand, par une ma- nivelle, qu'il l'était autrefois de substituer la charrue à la bêche, la herse au rateau, le rabot et le tour à la hache et au couteau, une voile ou une roue à des rames. Il faut de nécessité adopter les améliorations, les encourager, marcher de front avec les peuples les plus avancés, ou courir la chance d’en être de nouveau victime. Les arts mécaniques donnent, dans la paix, le monopole du commerce, par le bas prix et le perfec- tionnement des produits; ils créent des ressources et des relations importantes; dans la guerre, ils procurent les moyens de dompter sur terre comme sur mer des en- nemis plus nombreux, plus braves, mais moins avancés.
Lorsque, par l'emploi de nouvelles machines, on par- vient à diminuer considérablemeut la main d'œuvre, le prix des marchandises baisse, et la consommation aug- mente dans le même rapport; ainsi on ne réduit pas le nombre des ouvriers, mais on fabrique beaucoup plus. Admettons d’ailleurs que, par le perfectionnement des métiers, beaucoup de femmes et d'enfants soient forcés
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