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goütes de la profellion pen'ble de leurs pe- res; ſe mettront 4 penſer; a disCourir, ä arranger des ſyliabes, 4 imiter la nature, et alots vous aurez des poctes, des philoſo- phes, des orateurs, des ſtatuaires et des peintres. Leurs productions deviendront n&-
"'ceſlaires aux hommes opulens, et ils les
acheteront. Tant: qu'on ett dans le beſoin, on travaille; on ne ceile de travailler que quand ie beſoin celle. Alors. näit la pareſle; avecla parefſe, Vennui; et par- tout les beaux» arts ſont les enfans du genie, de 1a pareſle et de Vennui
Ktudiez les progres: de la ſfociete, et vous verrez des agriculteurs depouilles par des brigands; ces agriculteurs oppoſer ä ces bri- gands une portion d'entr' eux, et voila des foldats. Tandisque les uns recoltent, et que les autres font ſentinelle, une poignee d'au-
"tres citoyens- dit au laboureur et au ſoldat;
vous faites un metier penible et laborieux. Si vous vouliez, vous ſoldats. nhous defen- dre, vous jaboureurs, nous noutrir; nous vous deroberions une partie de votre fatigue par nos danſes et nos chanſons. Voila le troubadour et homme de leitres. Avec le tems, cet homme de lettres s eſt ligute, tan- &öt avec le chef contre les peuvples. et il a Chante la tyrannie; tantöt avec le: pepple contre le tyran, et il a chante Ia liberte, Dans lun et autre cas, il eſt deyenu-un ci- toyen important Siſtoire philoſophique et politique des etabliſſemens et du commerce des Europtens dans les deux Indes,“ Tome 11. A la Haye, 1774. pag. 284»
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