XVI. INTRODUCTION.
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principe général, dont j'ai parlé plus haut: de plus, les équa- tions analytiques auxquelles je fuis arrivé, paroiflent de nature à ne pouvoir être réfolues que par des approximations; mais ces approximations donnent des réfultats aflez exaëts, princi- palement pour les endroits qui font, ou proches des Pôles, ou peu éloignés de l'Équateur.
La détermination de la vitefle du vent devient encore plus embarraflante, lorsqu'on fuppofe lAtmofphere telle qu’elle eft en eflet, c'eft-à- dire composée de couches qui fe compriment les unes les autres par leurs poids,& dont la denfité diminue à mefure qu’elles s’éloignent de la Terre. Comme la loi fuivant laquelle fe fait leur compreffion, eft encore inconnue, j'ai cru devoir décerminer les vents dans le cas général où les denfités fuivroient une loi quelcon- que,& j'ai joint à ma folution différentes remarques fur la
loi des denfités, qui eft auiourdhui le plus généralement
admife.
__ Jusqu'ici j'ai regardé la Terre comme un globe entié- rement folide, dont la furface feroit unie,& immediate- ment contiguë à l’Atmofphere. Mais PAcadémie de Ber- lin dernande expreflément par fon Programme, l'ordre& le cours des vents, dans le cas où la Terre feroit couverte d'un profond Ocean;& cette nouvelle condition ajoute au Probléme une difficulté crès-confidérable: car sil eft permis de négliger l'attration mutuelle des parties de l'Atmo-
fphere, à caufe de leur peu de denfité, il faut nécefaire- Se ment


