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Reflexions sur la cause générale des vents : Pièce qui a remporté le prix proposé par l'Académie Roy de Prusse pour l'annee 1746 / par d' Alembert [...]
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XVII
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INR RODUCTTON, XVIL.

venant à agir fur celles qui le feroient moins, produiroient dans le Fluide un nouveau mouvement qui altéreroit fon mouvement primitif. Cependant, la denfité de l'air étant fort petite, on peut aisément saflurer que dans le cas préfent, la différence de pefanteur des colomnes feroit prèsque nulle;& comme l'effet qui devroit en réfulter, pourroit être anéanti par l'adhérence mutuelle des parties de Fair; j'ai cru qu'il ne feroit pas inutile de réfoudre d'abord le Problême fous ce point de vüe, ceft-à-dire de regarder chaque particule de FAtmofphere comme un point unique& ifolé, en négligeant la différente pefanteur des colomnes. On trouve fort aisé- ment, que dans cette fuppofition il peut y avoir fous l'Equa- teur un vent d'Eft continuel. Mais ce Phenomene fi fingulier, devient une conséquence encore plus immédiate des calculs lorsqu'on envifage la queftion avec toutes fes circonftances,& quon a égard à lattion mutuelle des particules de Fair. On expliqué alors avec facilité par le fecours dune fimple formu- le Geométrique, non feulement le vent d'Eft de la Zône tor- ride, mais encore les vents d'Oueft des Zônes tempérées,& les violents ouragans, qui felon lobfervation des Navigareurs, font fort fréquents entre les Tropiques à certaines latitudes.

Au refte, quoique dans cette recherche j'aie fupposé l'air homogene, ce qui eft le cas le plus fimple de la queftion pro- posée, cependant le Problème eft fi compliqué même dans ce cas, qu'il m'a paru difficile de le réfoudre fans le fecours du

XX À principe