0BSERVATIONS
LIX ENEANNR VFDoLUAKh DE DELNVNIGN IES KAPpoRTS DE CETTE TRAGFhIE AU RCHARD III DE SBAKSPRARb.
L. sujet de la tragédie des Enfants d'Edouard, représentée pour la premiere fois il ya onze ans, est redevenu si notoire, et s'est retracé, par des ouvrages de la peinture, si vivement à P'esprit du public, que nous avons jugé à propos q'examiner de plus près jusqu'à quel point le poète, dans toute la marche de la piece, ainsi que dans le développement des caractères, a respecté l'histoire; de cousidérer les rapports entre la täche que le poète français s'est imposée et celle que le maitre de l'art tragique a traitée dans son Richard III, de voir enfin en quoi la représentation du sujet et des principaux personnages de ce grand drame differe daus les deux poètes. Peut-èêtre que cet examen servira aussi à démontrer, d'un côté, que le poète français, ce due quelques- uns ont vonlu lui disputer, mérite bien d'ètre comparé à Shakspeare, poète sans doute incomparable; de l'autre
coͤté que les imperfections qui déparent cet ouvrage, nous empéchent de nous joindre à ses pané-
gyristes dont il y a cependant un grand nombre.
I.
Le drame de Delavigne commence par le jour ou le jeune Edouard retourne de Ludlow à Londres, c'est-à-dire par le 1 mai de l'an 1433, et ſinit par Passassinat des deux princes dans la Tour. II est donc clair qu'il ne renferme qu'un espace de peu de mois: car quoique nous ignorions absolument le jour mème de cet assassinat, il est bien sur qu'il doit avoir eu lieu plusieurs semaines Avont la mort du duc de Buckingham, g'est-à-dire avant le 2 novembre du mème an. Les événe- ment qui remplissent cet espace d'après notre poète, ne sont guere différents de ceux que nous offre
phistoire: savoir d'abord le retour du jeune Edouard à Londres. Quant à ce sujet, il est étonnant J 1 Jet,


