Aufsatz 
Mon Voyage d'Etudes en Belgique et en France : du mois d'Octobre 1912 au mois de Mars 1913 / par l. Lenz
Entstehung
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4⁰ LE MAITRE PHONETIOUE, Organe de l'Association phonétique internationale.

5⁰ QUIEHL, Französische Aussprache und Sprachfertigkeit, Marburg. Jai souvent consulté cet ouvrage dans les cas douteux, et il m'a toujours renseigné d'une manière parfaite.

6⁰0 PASSY, Les Sons du Français. Paris, Firmin-Didot, 1906.

En Belgique.

On entend souvent dire qu'on ne parle pas bien le français en Belgique, et que par conséquent il ne faut pas séjourner dans ce pays pour bien apprendre le français. II ne me semble pas que cette opinion soit tout à fait exacte. Il y a des régions et des milieux en Belgique ouù l'on parle un français très correct, plus correct mème qu'en certaines parties de la France, mais l est vrai qu'il y en a d'autres qu'il faut éviter, par exemple les provinces flamandes Dans les provinces wallonnes au contraire, on parle un patois français, et le Wallon a un accent français qui peut se com- parer à celui des Français d'une région quelconque de la France. II n'y a donc pas de raison qui vous empéche de bien apprendre le français avec des Wallons, à condition que ce soient des gens instruits et bien élevés. A Liége, méème les ouyvriers parlent un fort bon français. On parle bien aussi à Namur et dans les autres villes wallonnes du pays.

Voyons comment la question se pose en ce qui concerne Bruxelles. Autrefois, au moyen-âge, Bruxelles était située juste à la frontière flamande- wallonne. Depuis, le français a fait des progrès, de sorte qu'aujourd'hui Bruxelles appartient nettement à la partie wallonne du pays*) On parle partout le français à Bruxelles; seulement dans les classes peu instruites et ouvrières, ce n'est guère qu'un patois affreux. Si donc on veut faire des études de langue à Bruxelles, il est prudent de ne fréquenter que des gens cultivés. De méme, il ne faut pas demeurer dans une famille flamande, méme quand le français qu'on y parle, est correct; l'accent y est toujours mauvais.

*) cf. KURTH, La frontière linguistique en Belgique et dans le nord de la France. Bruxelles, t. I 1895; t. II 1898.

ONESIME RECLUS, Progrès du français en Belgique, dans La Revue(45 rue ACOB), mars 1907.

HENRI CHARRIANT, La Belgique moderne, pp. 29 à 75. Paris(Flammarion) 1911, 26 rue RACINE.

A. DAUZAT, La langue française en Belgique, dans l'Action Nationale(90 rue de Varenne), 10 novembre 1912.