Aufsatz 
Abrégé de la littérature francaise, composé à l'usage des classes supérieures des lycées
Entstehung
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10 B., après sa guérison, rentra au collége de Beauvais, rue Saint-Jacques, et y reprit avec ardeur 'étude de l'antiquité sous la direction d'un savant professeur, François Sevin, qui reconnut et cultiva dans le jeune homme le goùt de la poésie. Agé de 15 ans, B. débuta par un sonnet sur la mort d'une de ses nièces, mademoiselle Dongeois, et, pendant sa philosophie, il composa une chanson bachique, dont le refrain était: On est savant quand on boit bien: Qui ne sait boire ne sait rien. Ces essais ne l'empéchèrent pas de se mettre en état de remplacer son père. II fit son droit eêt fut regu avocat à 20 ans, le 4 décembre 1656, mais il ne tarda pas à renoncer complètement à la chicane. Après avoir lu ses premières satires dans quelques réunions de gens de lettres, elles furent unanimement applaudies, il les publia en 1666. II devint dès lors le collègue et l'ami de Molière, de Racine et de tous les grands autéfs du règne de Louis XIV. II fut recu membre de P'Académie française, le 3 juillet 1684, à l'age de 48 ans, en remplacement de Claude Bazin de Bezons, conseiller d'Etat, intendant du Languedoc, et mourut d'une hydropisie de poitrine à Paris, le 13 mars 1711, agé de 75 ans. Louis XIV avait donné à B. une pension de 2000 livres que Colbert lui payait d'avance, et le privilége pour tous ses ouvrages. Sans étre aussi pieux que son ami Racine, B. remplit toujours exactement les devoirs de la religion; il avait le courage de ses devoirs de chrétien, comme de ses opinions littéraires. Les beaux sentiments, dit Boileau, ne naissent point dans un coeur corrumpu; car Le vers se sent toujours des bassesses du coeur. A un autre enqdroit, il dit: Ces dangereux auteurs, Qui, de P'honneur en vers infames déserteurs, Trahissant la vertu sur un papier coupable, Aux yeux de leurs lecteurs rendent le vice aimable. Quant à la manidère de travailler, il dit aux écrivains: Hatez-vous lentement, et, sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse et le repolissez. Ajoutez quelque-fois et souvent effacez. Il conseille les auteurs de se bien garder des sots admirateurs en disant:Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire. Pour la conduite des écrivains, Boileau dit: La vertu, d'un coeur noble est la marque certaine. Aimez donc la vertu, nourrissez-en votre àme.

Oeuvres de Boileau.

B. a composé:

a) des Satires(XID). La première édition, en 1666, n'en contient que les sept premidères. Après cette publication, Louis XIV accorda à l'auteur une pension de 200 pistoles,à cause de la satisfaction, dit le roi, que nous ont causée ses ouvrages.

b) Des Epitres(XID.

c) Le Lutrin.(VI chants.)

d) L'art Poétique(IV chants.); il comprend tous les préceptes de composition littéraire con- sacrés par l'expérience et légitimés par la raison.