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Respirer est un art non seulement dans le chant mais aussi dans la lecture. Sa difficulté ne consiste pas seulement à bien conduire hacte physiologique de la respiration; elle consiste encore et surtout à bien déterminer les endroits les plus favorables à J'acte aspiratoire. Nous aspirons dans les courts instants de silence dont nous coupons incessamment notre discours. En général, ce sont les signes de la ponctuation qui fixent les repos de la voix et le moment de l'aspiration. Toutefois en dépit de cette coincidence, il est des cas où les pauses indiquées par les signes ne suffisent plus. Il faut en ce cas s'étudier à prendre sa respiration là oùð se présente une césure logiqueée. A l'aide de respirations courtes et fréquemment répétées nous atteindrons une respiration de manière à la dissimuler à l'auditeur, nous réussirons par ce moyen à lui cacher que nous sommes prêès de manquer de souffle.
La voix.
La voix est le son produit par Pair chassé de nos poumons. On distingue trois espèces de voix: la voix basse, le médium et la voix haute. On utilise le médium d'ordinaire comme le timbre le plus beau et le plus sonore. Cest le registre qui convient par excellence aux descriptions, aux narrations historiques, aux récits etc. On ne recourra aux autres voix qu'à propos. Ainsi on se servira de la voix flütée dans les scénes comiques. Elle v sera de meilleure mise, tandis qu'on emploiera plutòôt les intonations graves dans les passages confidentiels ou pour exprimer la fureur. Ces deux intonations trouveront leur usage simultané dans les dialogues rapportés par une seule personne, par exemple dans les fables de la Fontaine, oùð ils feront une opposition amusante. Mais en tout cas la suprématie revient au médium, le plus parfait des registres vocaux.
Uarticulation.
La prononciation doit avoir deux qualités: la correction et la clarté. Elle est claire, quand celui qui lit articule nettement toutes les syllabes. Articuler C'est prononcer distinctement en marquant les syllabes, Oest faire entendre d'une maniére détachée les sons modifiés par Pappareil vocal, par le mouvement de la langue, des lèvres et des machoires. Pour étre bien compris, il faut desserrer les dents. Efforçons-nous d'ouvrir la bouche et de donner de J'agilité à notre langue autant qu'à nos maächoires.
Ce ne sont point les voix les plus fortes qui se font le mieux comprendre. Ce sont celles qui articulent le mieux. Si nous tenons à cette qualité, m'élevons pas trop la voix. En parlant à grand fracas vous constaterez que les voyelles étouffent les consonnes.
Il est des personnes en revanche, à la voix très faible, presque éteinte qu'on comprend très bien. Elles doivent ce mérite à leur articulation parfaite. Le professeur qui enseignera la bonne manière d'articuler commencera par parler tout bas en usant d'une voix réduite à son plus petit volume. Ce faisant l'élève contraint de suivre le mouvement des lèvres, verra parler son professeur et comprendra tout le profit d'une articulation nette.
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Uaccentuation.
La hauteur du son dépend de la rapidité des vibrations; plus celles-ci sont rapides, plus le son est aigu. D'autre part, l'intensité du son dépend de l'amplitude des vibrations; plus celles-ci sont grandes, plus le son a de force. Nous ne prononçons pas tous les sons avec le méme accent musical, parce que le ton varie en hauteur; ni avec la méme force, parce que le courant expiratoire varie d'intensité.


