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Vous entendez le son de l'orgue: Les hauts arbres de la foròèt semblent de
. Soulénni calamello solonnels pipeaux Que l'auro, à plen de gargamello, Que la bise, à plein larynx, Fat canta coume d'orgue. Fait chanter comme des
orgues. G. P. 275.
Vous sentez le parfum de l'encensoir: Calendal, revenant du Rocher du Cire, hume la brise de Marseille
... coulme un vas de sentout. ainsi qu'un vase de senteur. E. p. 268. ... Coumeée un sant öôli, Comme une huile sainte M. P. 448,
la parole de Dieu coula des lèvres de saint Trophime. Vous êtes charmés en écoutant une grande symphonie:
La Ventoureso matliniero, La brise matinale du Ventoux,
En trespirant dins la sourniero En respirant dans la fourré Dis aubre, fernissié coumeèe un Des arbres, frémissait comme
paur cantadis une pure symphonie, Ounte di colo eæ di valado Ou des vallées et des collines Töuli li voues en assemblado Toutes les voix en assemblée Mandavon sa boufaroulado. Auraient envoyé leurs haleines. C. p. 252. Vous frémissez, enfin, aux sons des glas funèbres:
Coumeè li clas Tuno campano, Ainsi que les glas d'une cloche C. p. 144,
le glas des hoyaux transperce la moelle de la fée Estérelle, reine des campagnes, vivant sur les rochers de l'Estérel, et dont notre princesse tire son nom.
Mais passons à des événements moins lugubres:
. coume de réi qu'an lou... Pareils à des rois qui ont
Front enrama le front lauré De la vitori mounte aspiron, De la victoire, objet de leurs désirs C. P. 188,
les pécheurs rentrent dans le port de Cassis sur leurs barques, surchargées de thons et d'autres poissons. Les maftres-pécheurs
Coume li rei'un tal emfpori, Comme les rois de cet empire, Abime d'aigo e de mistéri, Abime d'eau et de mystère G. p. 116,
observent les mouvements des poissons.
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