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Comparaison dans les poèmes de Frédérik Mistral / par Dr. Hans Weiske, Oberlehrer an der städtischen Realschule
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Le pigeon, qui se trouve dans deux comparaisons, est une fois le symbole de l'élan, comme la colombe dans l'art chrétien,

Coume l'auroun de la pa- Ainsi que l'essor du ramier loumbo, M. p. 434, le cri de Lazare fendit l'orage. Une autre fois, il est le sym

bole de la frayeur, tout comme chez nous:

O'esfrai, talo qu'uno couloumbo D'effroi, telle qu'une colombe G. pP. 222, la femme de Négrel crut mourir, lorsqu'elle vit tomber son mari. Par contraste, le coq est le symbole de l'orgueil et de la vanité: Les compagnons sont fiers»coume de gabre« C. P. 304, comme des coqs d'nde.

Coume de gau que fan U'aleto, Comme des coqs qui frétillent

de l'aile C. p. 384, les Chevaux-Frus*) amoureux dansent, à la fête d'Aix, autour de Madame de Limagne, qui leur donne des chataignes. II faut ajouter que les fleurs du rouge grenadier sont comparées au coq d'nde C. p. 87(description de la Provence) et que les passes du drapeau, à la fète d'Aix, ressemblent à

an pavonn gu'amourous un paon lorsque, amoureux, fal lou bd. il fait la roue. G. P. 386. Il va sans dire que les quadrupèdes domestiques jouent un grand rôle dans les comparaisons. La Durance, rivière rapide qui saute de roche en roche, est appelée chèvre adouelo cabro M. p. 100.

Mai löugeiret que la cabruno, Plus léger que les chèvres M. p. 354, part l'échanson de maitre Ramon pour mander les serviteurs de son maitre. Les compagnons de Marco-mau, se cachant dans

l'épaisse forêét, sont couchés dans l'herbe

coume de fedo comme des brebis Que chaumon en un cast de Qui se reposent dans un parc. cledo. C. p. 340.

Pour trouver le repos éternel, les àmes des noyés courent, à la Saint-Médard, après les bonnes œuvres qu'elles peuvent avoir semées dans leur vie,

*) Chevaux-Frus, chevaux de carton, dans lesquels se mettent des hiommes les jours de féête pour amuser le peuple. voir: Calendal. Notes, chant X. p. 522.