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Comparaison dans les poèmes de Frédérik Mistral / par Dr. Hans Weiske, Oberlehrer an der städtischen Realschule
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Quand neua Sus li mounliho, Quand il a neigé sur les monticules,

Has lant bleufo êei la neun, la Moins éblouissante est la neige, la

kafo de la néeu. splendeur de la neige. M. p. 488.

Il va sans dire que la pluie est plusieurs fois mentionnée dans les comparaisons:

La fueilo Toumbe... coumée la plueio. La feuille tomba comme pluie, M. p. 64.

lorsque Mireille et Vincent cueillaient ensemble; la parole de ce dernier coulait abondante

couime in riscle subit Sull'n comme une ondée subite sur

reuléure malen. un regain de mai. M. p. 42. En pleine Crau, l'héritière du mas de Micocoules se voit frappée par les rayons du soleil, qui»pleuvent à verse« coume un ruüscle comme une giboulée. M. p. 302.

Coume uno ęrelo que des- Vite comme une grèle soudaine. Houndo. M. p. 190. Vincent frappe Ourrias; ume uno ęrelo comme une gréle,

M. p. 222, l'enfant du vannier s'est battu en Crau pour sa belle amie;»coume grelo«, C. p. 236, enfin, les tétes des Maures tombent sous les coups de Guillaume d'Orange, lorsque, encouragé par sa femme, ce héros se tourne contre les Sarrasins.

En effet, il faut connaitre ces pluies de Provence, chassées souvent par un vent violent. Quiconque a séjourné dans la vallée du Rhône ne sait que trop que le vent qui souffle en tempéèéte, est un phénomène fréquent. Aussi»rapide comme le vent est une comparaison peu rare dans les poésies de Mistral:

Coumeèe lou vent Ourrias S'ab- Comme le vent Ourrias se

Vlv, précipite, Coumeèe lou vent apréès la nivo, Comme le vent après les nues, M. p. 156,

en poursuivant cinq bouvillons. Mireille, partant de sa maison paternelle, s'enfuit coume lou vent comme le vent, M. p. 323, »dans la nuit effrayante«. Le Marran a senti la mort

Ou'a passa coume un vèent Passer comme le vent, M. p. 376, lorsqu'il a vu sa charrue se briser. Deux bateaux Se coulrron,... Se rlent Vile coumeèe lou vent, dos bèto rapides comme le vent, au de- à U'endavans, vant l'un de l'autre, C. p. 214.

lorsqu'on fète la joute dans la rade de Cassis. Vincent, enfin, parlant à Mireille des Saintes-Maries, raconte que