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Comparaison dans les poèmes de Frédérik Mistral / par Dr. Hans Weiske, Oberlehrer an der städtischen Realschule
Entstehung
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Padore la belle Provence ensoleillée. J'aime les riches vignes,

les allées de cyprès touffus, les bois de pins silencieux et vénérables, les oliviers gris-vert, les müreraies retentissant des gaies chansons des magnanarelles.

Ah, les jolies promenades en pleine campagne! Sur les arbres, dans les broussailles de myrte, dans l'herbe de la route, sur les fleurs des prairies, partout enfin, chante la cigale, déjà considérée comme bonne chanteuse par les anciens Grecs.)

On ne s'étonne pas que les poètes néoprovençaux les félibres, ainsi que les érotiques grecs, l'aient choisie pour emblème: l'un et l'autre, cigale et poète, peuvent dire»Lou souléen me fat canta«, le soleil me fait chanter.

On sait que le félibrige, association de poètes qui, en 1876, tint sa première réunion dans la salle gothique de l'hòôtel du Louvre, à Avignon, s'était proposé de reconstruire le palais en ruines de la langue provencale. Tous ces fondateurs enthousias- més ne sont plus en vie.

Théodore Aubanel, auteur des»Fiho d'uignoun« et de lla Grenade entr'ouverte«, n'est plus de ce monde; sa statue orne la place Saint-Didier à Avignon.

Roumanille ne vit plus; mais les marguerites, décor orna- mental de son monument, dans le jardin du Musée Requiem, à Avignon, vous rappelle son chef d'œuvre, les»Margaridelo«.

Au milieu de la petite Crau, plaine fertile entre les Alpines et la Durance, est situé le petit village de Maillane; c'est la que se trouve, sur la route de Saint-Rémy, une maison à un étage, entourée d'un haut mur suivant la mode provençale. Les lauriers- roses devant la maison, les myrtes et les pins derrière, dépassent, ca et, la clôture blanchatre. On n'est pas bruyant dans cette

*) Qu'on se rappelle la petite chanson: Eio érztya»A la cigales. Anthologia Lyrica ed. Bergk. Anacr. 32 et, surtout, vers 12 14: pdAeονοσ νμέμν ος MoOνοα ce sont les Muses qui t'aiment, pddlëer de Soißoo οτο, c'est Phébus méême qui t'aime, Adνον ϑνοπέιπν Oνιν et qui t'a donné la douce chanson.