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Autrefois, et jusques dans les premiers sie- cles de notre ère, les lois de Rome formaient le droit et le lien commun des habitans d’une grande partie de la terre.« La décadence de cette grande nation, dit M. Bigot-Préameneu, fut suivie d’un long état de troubles, pendant lesquels la civilisation rétrograda. Des usages locaux et un gouvernement militaire, furent substitués au droit romain».
Depuis, quel déluge de maux, quelle nuit d'ignorance et de barbarie ont pesé sur la terre!.… juste et sévère, mais trop long chà- timent, de la corruption de Rome, en même temps que du mépris de sa sagesse, à laquelle les barbares ne pouvaient s'élever, ni la rem- placer.
Le lien d’une législation civile, égale pour tous, simple et uniforme, était donc bien im- portant.
Mais par la simplicité du Code Napoléon, on ne doit pasentendre une simplicité telle que celle des Douze Tables, Code admirable sans doute, mais qui ne pouvait suffire qu'à un peuple dans l’enfance de la civilisation. Ici, il a fallu des lois pour un grand Etat, à-la-fois agricoleet commerçant, où ladiversité des pro- fessions complique, et les rapports descitoyens
entre eux, et les passions, les intérêts et les
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