—, en
Thales Bernard.
Au poeète hongrols M. Vorosmarty.
Ton souffle est remonté vers les voùtes sereines Où les chanteurs sacrés ne redisent qu'un nom, Ou les blanches Vertus et les Muses sont reines, Ou la ferme Equité, de ses mains souveraines, Inscrit le Juste aux murs du divin Panthéon!
Aussi, levant mes yeux de ta funèbre pierre,
En voyant à ses flancs l'immortelle germer,
Je ne sens point de pleurs sous ma calme paupière; Et disant dans mon coeur une sainte prière,
Je regarde sur toi les cieux se refermer!
Heureux qui, loin de l'ombre et des funèbres toiles, Sous qui le coeur glacé frissonne appesanti, Possédant à jamais le secret des étoiles,
Peut parler avec Dieu, face à face et sans voiles, Comme le fait ton àme, ò grand Vorosmarty!
Au poeète allemand R. Gottschall.
O dernier rejeton de la fière Allemagne,
Qui, révant tour à tour, et pleurant ses héros, Regarde en soupirant, des fils de Charlemagne
Les glaives endormis trembler dans leurs fourreaux;
Tout n'est pas terminé, puisque ta lyre chante, Les siècles belliqueux ne nous ont pas tout dit; Sous un linceul glacé leur àme encor vivante
Un jour se dressera contre un vainqueur maudit!
C'est en vain que tu crois sanctifier notre àge, Ou le hardi penseur tombe bientôt vaincu, Pendant que le passant, qui lui crache au visage, Va vendre au prétorien son sang pour un écu!
Eh quoi! ne vois-tu pas la hideuse matière S'asseoir en triomphant sous le dais souverain, Et les Juifs éhontés, serpents au coeur de pierre, Etouffer la vertu dans leurs replis d'airain? Partout l'or qui résonne éblouit l'innocence:;
. 5 1- Dieu pour nous éprouver nous laisse défaillir, Mais c'est au jour dernier qu'éclate sa puissance; Sa colère bientét comme un feu va jaillir!-
Que ton génie ardent te rappelle à toi-mème, Toi qui sais, ravivant les siècles écoulés
3 Scoulés, Des palais que le temps a frappés d'anathème, Relever de nouveau les dômes étoilés!
Laisse en paix la matière et chante la bataille, La bataille supréme où les héros frappés , En se creusant dans l'herbe un cercueil à leur taille .* Verront pourtant que Dieu ne les a pas trompés!
Poésies nouvelles par Thalès Bernard. Paris, C. Vanier, Libraire. Rigaud, Libraire. Marseille, Librairie Provençale de Boy. 1857.
J'ai cru voir à tes chants reparaitre Venise,
Et ses péêcheurs encor dormir dans les roseaux Et ses riches vaisseaux, dorés comme une église, Aux brises du matin onduler sur les eaux.
A ta voix sur la ville a grondé la tempète, L'air pur s'est obscurci, le canon a tonné;
Et sentant osciller la tiare à sa tête,
Dans son palais tremblant le doge a frissonné.
Et puis, comme un soleil qui domine l'orage, A paru le vainqueur, et le calme avec lui; Et reflétant le sang qui coulait au rivage, Sur la rouge lagune un ciel splendide à lui.
Eh bien! l'humanité qui souffre et se lamente
Veut libérer aussi ses enfants opprimés;
Au bruit de leurs sanglots son grand coeur se turmente Sans que sur eux jamais ses yeux se soient fermés!
Méle donc tes accents à sa voix qui s'éveille, Poète, et ta colère au vol audacieux,
En hymnes plus ardents parlant à chaque oreille, Relira pour jamais la terre avec les cieux!
Célébrant la nature à l'homme enfin soumise, Dépeins les vains efforts du nain qui se débat; Mais avant de toucher à la terre promise,
Tu le sais, chanteur, il nous reste un combat!
Il t'appartient, Saxon, de soulever la haine; Embrase le Hongrois en sa froide prison,
Et que d'un seul élan faisant tomber sa chaine, Il invoque un drapeau qui flotte à l'horizon!
D'une palme nouvelle honorant ton génie, Tous les peuples alors te salueront en choeur; Et des hymnes de paix, sur la terre bénie, Retentiront enfin, mariés à ton coeur!
Au poeète russe Jégor 5 Sivers.
Ahl si tu la voyais quand le soir elle rève, Appuyant doucement son beau front sur sa main:
Et regardant les cieux, et paisible comme Eve,
Avant que le serpent n'eüt paru dans l'Eden;
Si tu voyais sa lèvre ou le charmant sourire
Eelôt çomme une fleur au souffle parfumé, Quand dans ses yeux baissés mes yeux cherchent à lire Un nom mystérieux, celui du bien-aimé;
La contemplant ainsi par son rêve embellie,
Comme un bouton qui penche et commence à s'ouvrir, Tu redirais tout bas le doux nom d'Ophélie,
Et ton coeur languissant se laisserait mourir!
Erzähl
Sch Schleſiene jede der ſcüeßt ſchweift, Schönhe defriedie
Gr. das alte ten den Meihe ſia zu dem j Arthur,) N Februar Officier
La⸗ hatte d der dich den alt men, we und lieb gendfriſ⸗ ſeiten, dacht G Gan,d T0 Teia Geſta So einen


