Teil eines Werkes 
Berlin und Sansouci oder Friedrich der Große und seine Freunde : historischer Roman : 4. Band (1857)
Entstehung
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tenant ce liquide au moins à sept ou huit pouces de distance: il lui recommanda bien de ne pas T'approcher davantage; et cependant, dès qu'elle eut cette composition, elle s'empressa de s'en frotter les yeux, ce qui produisit un si funeste effet, qu'elle courut le plus grand danger de devenir aveugle, et que depuis elle a toujours eu les yeux à moitié sortis de leurs orbites, et aussi hideux, qu'ils avoient été beaux jus- que Ia. Frédéric à qui on n'osa pas dire combien la prin- cesse avait de part à cet accident, n'a j'amais cu depuis qu'une aversion très marquée et un vrai mépris pour Mr. Meckel, que la princesse fut obligée de quitter, et qui n'en était pas moins un des meilleurs médecins de Berlin, et un des plus célèbres anatomistes de l'Europe.

Une autre infirmité plus étonnante encore, cest que cette princesse perdit presque totalement la voix, aussi de sa faute, a ce que P'on a prétendu: il lui était difficile de parler, et très pénible aux autres de Pentendre: sa voix n'était plus dqu'um son rauque, sourd et sépulcral, semblable a celui que forme une personne, qui fait effort pour dire, comme à Voix basse, qu'elle étrangle.

Je ne parlerai pas de sa tête chancelante et se soute- nante à peine, de ses jambes pour lesquelles son corps ap- pauvri était un poids si lourd, de ses bras et de ses mains plus d'à moitié paralysés; mais quels puissants motifs ont pu amener cette belle et aimable princesse à se fnire elle méme un sort aussi triste? quelle philosophie a pu lui don- ner assez de force pour le supporter et ne pas s'en plain- dre?(Quelle énergie tous ces faits ne prouvent-ils pas? (Thiébault Vol. II. p. 287— 89.)