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LIVRE I, CHAPITRE X.
diocre obstacle à la consolation que Dieu donne intérieurement. Il faut donc veiller et prier afin que le temps ne se passe pas sans fruit. S'il est permis, s’il convient de parler, parlez de ce qui peut édifier. La mauvaise habitude et le peu de soin de notre avance- ment nous empêchent d'observer notre langue. Cependant de pieuses conférences sur les choses spirituelles, entre les personnes unies selon Dieu et animées du même esprit, servent beaucoup au progrès dans la perfection.
* RÉFLEXION.
Il est écrit que nous rendrons compte, au jour du jugement, même d’une parole oiseuse. Ne nous étonnons pas de tant de rigueur: tout est sérieux dans la vie humaine, dont chaque moment peut avoir de si formidables conséquences. Ce temps que vous dissipez en des entretiens inutiles vous était donné pour gagner le ciel. Comparez la fin pour laquelle vous l'avez recu avec l’usäge que vous en faites; et cependant que savez-vous s’il vous sera seulement accordé une heure de plus?
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