à S. Stanislas Kostka,
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nons- y garde, tout est à craindre pour le serviteur infidèle et dissipateur; son maître viendra tout à coup lorsqu'il sera le moins attendu: Veniet dominus servi illius in die quá non sperat, el horá quá nescit.
3. L'heure était venue où le Seigneur voulait couronner son serviteur et le récompenser de ses travaux. Que la mort de Stanislas fut précieuse aux yeux de sa divine Majesté! qu'elle fut pour lui- même pleine de douceur! Une troupe de saintes vierges, ayant Marie à leur tête, environnaient le lit du saint jeune homme, et l'invitaient à les suivre dans la gloire. Qui pourrait dire quelle fut alors la joie et les transports de son amour? Pendant quelque temps il a le bonheur de s'entretenir avec cette troupe de bienheureux. Enfin, l'âme inondée des plus pures délices, les yeux fixés sur l'image de la Mère de Dieu, parmi les pleurs des assistants, entre les bras des Anges et de la Reine du ciel, Stanislas expire à la pointe du jour où l'Eglise célèbre l'Assomption triomphante de Marie, à l'âge de dixhuit ans, après dix mois de noviciat dans la Compagnie de Jésus.
Reflexion. Suivons dans le ciel cette âme angélique; contemplons- y la gloire éclatante dont elle est couronnée. Voilà la récompense de ses travaux, de ses souffrances et de son amour: pour des travaux passagers, une récompense éternelle; pour des souffrances légères et momentanées, un poids immense de gloire qui surpasse toute mesure; pour prix


