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Neuvaine
ture la plus respectueuse, il reçut le saint Sacrement avec des démonstrations de contrition, de tendresse et de joie, qui remplirent de la dévotion la plus vive tous ceux qui furent présents à cette pieuse cérémonie. Depuis ce moment jusqu'à celui de son bienheureux trépas, pendant plusieurs heures, il ne sortit de sa bouche d'autres paroles que celles que lui suggérait le feu du divin amour qui le consumait; et ses regards restèrent constamment fixés sur l'image de Jésus crucifié et sur celle de sa sainte Mère, qu'il tenait à la main.
Réflexion. Que ce spectacle était édifiant! Qu'il est doux de mourir ainsi! Comment méditer sur cette mort, et ne pas en désirer pour soi- même une qui lui ressemble: Moriatur anima mea morte justorum! Mais en formant ces désirs, il faut prendre les moyens d'en obtenir l'accomplissement. La mort est telle que la vie; pour mourir comme les Saints, il faut vivre comme eux. Les mêmes pensées qui nous auront occupés pendant la vie, nous occuperont encore à la mort. Stanislas, en mourant, ne pensait qu'à Jésus et à Marie; c'est que Jésus et Marie avaient été, pendant sa vie, le principal objet de ses pensées, le centre de ses affections. Vivons- nous pour Dieu? sommes- nous uniquement attentifs à devenir saints? nous n'avons rien à craindre: notre esprit, à la mort, sera rempli des mêmes pensées; notre cœur, des mêmes affections. Mais si nous sacrifions nos jours au monde, à l'amour- propre à la vanité, pre


