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Neuvaine
fection! A chaque instant, que de bienfaits, que de grâces le Seignenr ne me fait- il pas par ses mains! Que ne puis- je pas encore, que ne dois- je pas espérer par elle? Le cœur de Marie est le véritable propitiatoire; c'est un trône de grâce et de miséricorde où les vœux des misérables sont toujours favorablement écoutés. C'est ainsi que Marie a toujours été ma mère: et moi me suis- je toujours montré son enfant? De quel retour ai- je payé sa tendresse? quelle reconnaissance ai- je eue pour ses bienfaits? Un enfant est avec raison regardé comme dénaturé, lorsqu'il n'a point d'amour pour celle dont il a reçu un corps sujet à mille maux, et qui dans peu sera la pâture des vers: quels sentiments ne dois- je pas avoir pour une mère à qui je suis redevable, après Dieu, de tous les biens que je possède dans le temps, et de tous ceux que j'espère un jour posséder dans l'éternité! Que mon peu d'amour pour elle approche bien de l'indifférence et de la froideur! Quand aurai- je enfin pour Marie le cœur de Stanislas! Quand serai- je, comme lui, tout brûlant d'amour pour une si bonne Mère, afin d'avoir, comme lui, le bonheur de mourir entre ses bras!
Pratique. Regardons Marie comme notre mère, et témoignons- lui, en cette qualité, l'amour, le respect et l'obéissance qu'une telle Mère a droit d'attendre de nous: l'amour, en ne faisant rien qui puisse déplaire à son Fils; le respect, en contribuant, autant que nous pouvons, à son honneur; l'obéissance, en


