à S. Stanislas Kostka.
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ler tantôt sa Dame, tantôt sa Reine, tantôt sa Mère. Une fois, entre autres, interrogé par un de ses compagnons s'il aimait Marie: « Comment, dit- il, ne l'aimerais- je pas? elle est ma mère.» En même temps, le ton de sa voix, un regard lancé vers le ciel, un soupir sorti de son coeur, des larmes qui coulèrent de ses yeux, firent sentir ce que cette parole signifiait dans sa bouche.
Reflexion. Arrêtons- nous un moment pour en goûter la douceur, et que chacun de nous répète avec une ardeur semblable à la sienne: Marie est ma mère! la mère de mon Roi, de mon Sauveur, de mon Dieu; Marie est ma mère, et je suis son enfant, tout pécheur, tout misérable que je suis. Celui qui dan naître de ses chastes flancs, celui dont la parole toute- puissante opère tout ce qu'elle veut, Jésus- Christ mourant en croix pour le salut des hommes, nous a laissé sa sainte Mère pour être à jamais la nôtre: Femme, lui dit- il, voilà votre Fils; et à Jean, Voilà votre Mère. Dès lors Marie a regardé tous les hommes comme ses enfants; dès lors tous les hommes, et particulièrement les chrétiens, ont dû regarder Marie comme leur mère, et partager avec Jésus les sentiments qu'il avait pour elle. Marie est donc ma mère, parce que son divin Fils nous a communiqué l'auguste qualité de fils de Marie. Elle est ma mère, parce qu'elle nous a donné celui qui est notre véritable vie. Combien de fois n'aije pas éprouvé les tendres effets de son af
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