à S. Stanislas Kostka.
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autres? N'est- ce pas à tous qu'il fait un devoir d'aimer leurs ennemis, de prier pour ceux qui les persécutent, de faire du bien à ceux qui leur font du mal, et de se croire heureux lorsqu'ils ont à souffrir quelque chose pour l'amour de lui? Ce sont là les maximes qui servaient à Stanislas de flambeau, et qui réglaient tous ses pas. Si nous suivons une autre lumière, si nous nous laissons aller à l'instinct de la nature, à cet instinct qui, jusqu'à présent, nous a trop souvent portés aux plaintes, au ressentiment, à la vengeance, n'avons- nous pas tout sujet de craindre que le Seigneur ne veuille pas nous reconnaître pour ses disciples et pour ses membres, lui qui, mourant sur une croix pour le salut de tous les hommes, suppliait à grands cris son Père de pardonner à ses bourreaux: Pater, ignosce illis.
Pratique. Faisons aujourd'hui, en l'honneur de saint Stanislas, quelques actes de douceur et d'humilité chrétienne envers ceux qui nous auraient donné quelque sujet de mécontentement, persuadés que nous ne pouvons rien faire et de plus conforme à l'esprit de JésusChrist et de plus agréable à ses yeux: Discite à me quia mitis sum et humilis corde.
PRIÈRE.
Votre courage et votre patience inaltérable me décident à vous prendre, ô Stanislas! pour mon guide et mon modèle. Mais puis- je encore espérer votre protection? Je n'oserais me la promettre, si je ne me rappelais que ce


