spirituel.
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Dieu, nous devons le regarder comme un grand Saint.
C'est aux dons de Dieu qu'il faut surtout faire attention; mais tout ce que nous venons de voir ne suppose- t- il pas de la part de Dieu les dons les plus singuliers, les faveurs les plus abondantes? Oui, sans doute, le Seigneur l'a prévenu de ses plus douces bénédictions; il a même pris plaisir à le couronner de gloire et d'honneur pendant sa vie; il l'a préservé, par des prodiges, des périls les plus évidents. Il a obligé les démons à publier son éloge par la bouche des énergumènes; il l'a fait voir tout rayonnant de gloire à un saint religieux de l'ordre de saint Dominique. L'autorité dont il l'avait revêtu l'a fait choisir en plusieurs rencontres pour être l'arbitre des potentats et le protecteur des villes. On eût dit qu'il disposait à son gré du cœur des hommes. Si, malgré tant de faveurs célestes, il a mené parmi les hommes une vie obscure et cachée, on a sujet de croire que Dieu, qui se plaisait à exaucer tous les voeux que lui présentait son serviteur, s'est en cela laissé vaincre par son humilité. On en peut juger par le changement subit qui se fit à sa mort. A peine ce saint jeune homme eut- il expiré, qu'on comptait déjà trente- un prodiges du premier ordre, opérés par son intercession, sans parler d'un grand nombre d'autres qu'on n'eut pas besoin d'examiner et de produire juridiquement. Tout cela, sans doute, est bien propre à nous montrer combien ce Saint fut cher au
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