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Exercice
surtout, ses austérités, son recueillement, étaient un prodige qu'on ne pouvait se lasser d'admirer. Une si belle vie a été couronnée par une mort non moins belle. La charité avait rempli tous ses jours, la charité les a terminés. Louis de Gonzague est mort pour avoir porté sur ses épaules, pour avoir pris entre ses bras un homme attaqué d'une maladie contagieuse; il est mort jeune, mais animé, comme il était, de l'esprit de Dieu, ne respirant que Dieu, ne pouvant parler que de Dieu. Tout jeune qu'il était, quels biens n'a- t- il pas faits! Combien de grands personnages édifiés par ses discours! combien de cours sanctifiées par ses exemples! combien de jeunes gens retirés du vice, attirés à la vertu par sa seule présence! combien d'autres, excités par la réputation de ses vertus, se sont consacrés au Seigneur, et se sont engagés après lui dans les sentiers épineux de la perfection! Il est mort jeune, mais il a fourni une longue carrière; et si le divin scrutateur des cœurs, comme on n'en peut douter, regarde et récompense non- seulement ce qu'on a fait pour lui, mais encore ce qu'on a eu la volonté sincère de faire, quels mérites n'a point amassés, pendant le court espace de sa vie, un Saint dont le coeur était si enflammé, dont les désirs étaient si vastes! Ne peut- on pas avec justice lui décerner un rang distingué parmi les martyrs, parmi les hommes apostofiques? Convenons- en donc: si nous jugeons de la sainteté de Louis par ce qu'il a fait pour


