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le courage leur manque pour se tourner vers les occupations sérieuses, elles courent le plus grand danger de se précipiter dans le vice. Le désœuvrement enfante les plaisirs bruyants et dangereux, le jeu et la débauche, la dépravation des mœurs et tout ce qui s'y rattache par une triste conséquence. C'est une vérité d'expérience déjà bien ancienne; car depuis des siècles, les peuples ont proclamé que l'oisiveté était la mère de tous les vices.
Fuyons- donc l'oisiveté; habituons- nous à vainpre notre paresse pour faire un sage et actif emploi de notre temps. Ne reculons devant aucun des devoirs de notre profession, de notre famille; montrons au contraire que plus nous sommes fidèles à Dieu, plus nous le sommes aux hommes. Et enfin, créons- nous du temps pour les pauvres, pour les bonnes oeuvres, afin de lutter, dans la mesure de nos forces, contre le torrent du mal, afin d'édifier nos frères et de mettre au service du bon Dieu ces forces, cette énergie, cette fortune qu'il nous a données.
Ordre et économie,
Un des grands travers de notre époque est l'amour du luxe, et les chrétiens souvent ne savent pas s'en affranchir plus que les autres. Sous prétexte qu'on ne doit pas se singulariser, qu'il faut faire comme tout le monde, des pères, des mères de famille dépensent en ameublement, en toilette, en réceptions, des sommes qui dépassent leur fortune et qui absorbent leur patrimoine. Personne ne voulant rester en arrière de son voisin, les plus riches ou les plus désordonnés donnent le signal et se lancent dans des exagérations nouvelles, où la foule les suit à son tour.
Ce luxe est la cause de bien des ruines, de bien des chagrins domestiques et souvent même


