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gion du bon exemple. Il suivrait son père à l'église, aux réunions chrétiennes, aux affaires de sa profession, et par là il se conserverait pur et s'affermirait dans la piété. Mais non; il voit son père mépriser les lois de l'abstinence et du jeûne, n'aller à l'église que par convenance; il l'entend se rire des préceptes de la religion et de la morale; il sait qu'il fréquente les spectacles les plus contraires aux bonnes moeurs; peut- être même a- t- il reconnu en lui les traces de désordres graves. Alors, que ce père le sache bien, à moins d'une grâce extraordinaire, ce jeune homme qui ne faisait que chanceler dans la voie de la vertu, tombera bientôt lourdement pour ne plus se relever peut- être. Il deviendra léger, étourdi, et il s'enfoncera enfin dans une irréligion profonde et dans une honteuse immoralité.
Ainsi encore, voici une jeune fille qui entre dans la vie, incertaine du sentier qu'elle y suivra. Si sa mère était sérieusement chrétienne, assidue à la pratique de ses devoirs de famille, de religion, elle se ferait, comme d'elle- même, à cette vie de foi et de piété. Mais sa mère est futile. Elle se repaît de lectures frivoles et les permet à sa fille; elle reçoit des personnes d'une moralité douteuse, et tolère devant elle des discours qui devraient être à jamais bannis d'une maison honnête. Sa mise est inconvenante et digne d'une païenne, ses manières manquent de cette réserve qui est la sauve- garde de la vertu. Alors, malheur, trois fois malheur à cette jeune fille, à moins d'une préservation miraculeuse. Malgré les représentations de sa mère, malgré ses conseils et peut- être ses reproches, elle suivra ses exemples et les dépassera bientôt pour boire sans réserve à la coupe du plaisir et du mal.
Que d'âmes n'a point perdues le déplorable péché de scandale? Que de pères, que de mères,


