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Recueil de psaumes et cantiques à l'usage des églises nationales de Vaud, Neuchatel & Genève / adopté par les autorités ecclésiastiques des trois cantons
Entstehung
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VI

Bâle, l'église luthérienne et l'église réformée de France, adopter de nouveaux recueils, sans compter ceux qui ont été publiés pour les églises indépendantes et pour les réunions libres d'édification.

Il y a plus de quarante ans que les pasteurs de Genève et ceux de Neuchâtel s'occupaient déjà d'un semblable travail. En 1850, le Synode de ce dernier canton remit à une commission le soin de préparer un projet, et déjà l'ouvrage était ébauché quand, en 1859, les Eglises na­tionales de Genève et de Vaud s'entendirent avec celle de Neuchâtel pour poursuivre le travail en commun. L'œuvre est maintenant ache­vée, elle a été adoptée par les autorités ecclésiastique des trois cantons et nous l'offrons à nos Eglises, en remerciant Dieu de ce qu'il nous a permis de la mener à bonne fin.

Le nouveau recueil se divise naturellement en deux parties, que l'on a laissées distinctes, les Psaumes et les Cantiques.

Pour faire revivre ceux de nos anciens psaumes qui étaient vraiment dignes d'être conservés, et dont plusieurs n'étaient pas appréciés comme ils méritent de l'être, il fallait abandonner ceux qui de fait étaient tombés en désuétude. Il nous reste 63 psaumes, qui presque tous ont conservé leurs anciennes mélodies.

L'harmonie a subir des modifications plus importantes, et voici les principes qui ont présidé à cette révision:

a) Laisser aux psaumes leur caractère antique, en employant, autant que possible, des accords consonnants;

b) N'adopter que des harmonies simples et propres à devenir popu­laires.

Le rhythme, qui fut dans le principe un élément essentiel de la mu­sique de nos psaumes, avait cessé d'être observé. Nous nous sommes efforcés de le faire revivre, en tenant compte d'ailleurs des exigences de la mesure, selon les règles de la musique moderne.( ¹)

Quant aux paroles des psaumes, on a éliminé les strophes qui ne pouvaient plus être chantées, rajeuni quelques expressions vieillies, et reproduit, sous une forme nouvelle, mais en rapport avec le caractère général du recueil, quelques psaumes qu'il eût été particulièrement dom­mage de perdre. Les psaumes les plus profondément renouvelés sont le 29, le 64 et le 73.

( 1) On n'a fait d'exception qu'aux psaumes 19 et 42, et encore ce dernier a- t- il été reproduit sous forme rhythmée à la fin du recueil.