Teil eines Werkes 
[1]1, Histoire naturelle des quadrupèdes : 23
Entstehung
Paris VIII [1799/1800]
Seite
378
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576 DE LA NATURE. de la distance à laquelle il se trouve de celui du soleil. À une distance plus grande, nos ani- maux, nos plantes ne pourroient ni vivre, ni végéter. L'eau, la sève, le sang, toutes les autres liqueurs perdroient leur fluidité; à une distance moindre, elles sévanoui- roient et se dissiperoient en vapeurs. La glace et le feu sont les élémens de mort; la chaleur tempérée est le premier germe de la vie.

Les molécules vivantes, répandues dans tous les corps organisés, sont relatives, et

pour laction et pour le nombre, aux mo-

lécules de la lumière qui frappent toute matière, et la pénètrent de leur chaleur; par-tout les rayons du soleil peuvent échauffer la terre, sa surface se vivifie, se couvre de verdure et se peuple d'animaux: la glace même, dès quelle se résout en eau, semble se féconder; cet élément est plus fertile que celui de la Terre; il reçoit avec Ja chaleur, le mouvement et la vie. La mer produit à chaque saison plus d'animaux que la terre nen nourrit; elle produit moins de plantes; et tous ces animaux qui nagent à la surface des eaux, ou qui en habitent les profondeurs, n'ayant pas, comme ceux de la terre, un fonds desubsistance assuré sur les