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gation, cette multiplication des êtres, qui sé détruisant et se renouvelant sans cesse, n’of- frent toujours que la même scène, et ne remplissent ni plus ni moins la Nature? D'oùviennent ces alternatives de mort et de vie, ces lois d’accroissemens et de dépérisse- ment, toutes ces vicissitudes individuelles, toutes ces représentations renouvelées d’une seule et même chose? Elles tiennent à l’es- sence même de la Naiure, et dépendent du premier établissement de la machine du monde; fixe dans son tout, et mobile dans chacune de ses parties, lés mouvemens gé- néraux des corps célestes ont produit les moôuvemens particuliers du globe dela Terre; les forces pénétrantes dont ces grands corps sont animés, par lésquelles ils agissent au join et réciproqu ement les uns sur les autres, animent aussi chaque atome de matière, et cette propension mutuelle de toutes ces par-
tes les unes vers les autres, est le premier
lien des êtres, le principe de la consistance des choses, et le soutien de l'harmonie dé l'univers. Les grandes combinaisons ont produit tous les petits rapports: le mouve- ment de la Terre surson axe ayant partagé
en jours et en nuits les espaces de la durée,
tous les êtres vivans qui habitent la terre
ont ten po tio es
un


