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place, subsiste par elle-même, se défend des autres, et toutes ensemble composent el re: présentent la Nature vivante, qui se main- fHient et se maintiendra comme elle s’est maintenue: un jour, un siècle, un âge, toutes les portions du tems ne font pas partie de sa durée; le tems lui-même n’est relatif qu'aux individus, aux êtres dont l’existence est fugitive; mais celle des espèces étant constante, leur pernfanence fait la durée, et leut différence le nombre: Comptons donc les espèces comme nous l'avons fait; donnons- leur à chacune un droit égal à la mense de la Nature; elles. lui sont toutes également chères, puisqu’à chacune elle à donné les moyens d’être, et de durer tout aussi long-
tems qu’elle.| hr|
Faisons plus, mettons aujourd’hui l’espèce à: la place de l'individu; nous avons vu quel étoit pour l’hommele spectacle de la Nature; imaginons quelle en seroit la vue pour un être qui représenteroit l'espèce humaine en- tière: Lorsque, dans‘an beau jour. de prin- tems,; nous voyons la verdure renaître, les fleurs s'épanouir, tous les germes éclore, les abeilles revivre, l’hirondelle arriver, le rossignol chanter l’amour, le bélier en bon- dir, le taureau en mugir, tous les êtres vivans


