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en prenant seulement la précaution de les faire accompagner de quelques béliers, ac- coutumés à chercher eux- mêmes leur nourriture pendant l’hyver. Ces béliers dé- tournent la neige qui recouvre l’herbe, et les bœufs les font retirer pour en manger; ils deviennent avec le tems si farouches, qu’il faut les prendre avec des cordes: au reste, ces vaches demi- sauvages donnent fort peu de lait; elles mangent, à défaut d'autre fourrage, de l’algue mêlée avec du poisson bien bouilli(1}
En Irlande, en Angleterre, en Hollande, en Suisse et dans le Nord on sale et omfume la chair du bœuf en grande quantité, soit pour l'usage de la marine, soit pour l’avan- tage du commerce: il sort aussi de ces pays une grande quantité de cuirs; la peau du bœuf ,et même celle du veau servent, comme Von sait, à une infinité d’usages; la graisse est aussi une matière utile; on la mêle avec le suif du mouton; le fumier du bœuf est le meilleur engrais pour les terres sèches et Jésères; la corne de cet animal est le pre- mier vaisseau dans lequel on ait bu, le pre-
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(1) Histoire naturelle de la Norvège, par Pontoppi-
dam.( Journal étranger, juin 1 756).
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