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_et par un développement égal. La première
année, C'est-à-dire, la quatrième année de l’âge du bœuf, il lui pousse deux petites cornes pointues, nettes, unies et terminées vers la tête, par une espèce dé bourrelet; l’année suivante, ce bourrelet s'éloigne de la tête, poussé par un cylindre de corne qui se forme et qui se termine aussi par un autre bourrelet, et: ainsi de suite; car tant que l’animal vit, les cornes croissent. Ces bourrelets deviennent des nœuds annu- laires, qu’il est aisé de distinguer dans la corne, et par lesquels l’âge se peut aisément compter, en prenant pour trois ans, la pointe d® la corne jusqu’au premier sie; et pour un an de plus, chacun des intervalles entre les autres nœuds.
Le cheval mange nuit et jour, lentement, mais presque continuellement; le bœuf, au contraire, mange vite et prend en assez peu de tems toute la nourriture qu'il lui faut; après quoi 1l cesse de manger, et se couche pour ruminer: cette différence vient de la différente conformation de l'estomac de ces animaux. Le bœuf, dont les deux premiers. estomacs ne forment qu’un même sac d’une très-grande capacité, peut sans inconvénient prendre à la fois beaucoup d'herbe, et le
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