noug
re les
olline
appa-
motil
me en
8 très.
nsibles ur but ssuyer sissent uyert troupe ent les u pour e viyre fruits xX, les aiment prunes, ee pour s'aya- uuil ya aut une du cap anger et 5 trouvè ndes de zures. A uvoir et u, Ils se
lus touf
DES PERROOUELIS. 95 partir tout à coup avec la rapidité d'un éclair, et en piaillant sur tous les tons discordans du cri d'effroi ordinaire de ces sortes d'oiseaux. Mais une fois au fait de cette manœuvre, j'avois les yeux aux aguets, et me trouvant averti par quelques indices, par les crottes fraiches que je voyois au bas de l'arbre mystérieux, même par celles qui me tomboient sur le corps de temps à autre, je m'éloignois à la dis- tance de la portée du fusil, puis tirant mon premier coup dans'en- droit le plus touffu de J'arbre, et ajustant plus sürement du second coup les Perroquets au moment de leur départ précipité, il m'arri- voit d'en tuer plus ou moins suivant que la troupe étoit forte et que le hasard m'avoit bien ou mal servi dans la direction du pre- mier coup. Cette espèce de sieste des Perroquets dure tout le temps de la forte chaleur: ils se répandent ensuite dans les endroits ouù ils trouvent de la nourriture; et ce dernier repas fini, il se fait un rassemblement général de tous les pelotons d'un canton, rassemble- ment extraordinairement animé, bruyant, et qui amène le départ pour le bain, qu'ils vont prendre quelquefois fort loin; car il faut à ces oiseaux une eau pure, limpide, courante, et une plage com- mode. C'est là qu'il faut les voir arriver, se précipiter pèle-méle les uns sur les autres sur le sable ou le gazon du bord des rivières, folâ- trer, se jouer, plonger leur tête dans reau, y tremper leurs ailes pour la faire rejaillir sur toutes leurs plumes, présenter enfin une scène des plus animées, délicieuse pour eux, et la plus agréable à voir. Qui n'a admiré le plaisir qu'éprouvent nos Perroquets domes- tiques en pratiquant cette sorte d'ablution, tellement nécessaire à leur existence, que négliger de leur en faciliter l'usage, c'est les pri- ver d'une de leurs plus grandes jouissances, et sexposer aux regrets de les voir souffrir et bientét mourir de langueur? Du bain général les Perroquets s'acheminent vers les mêmes arbres morts où ils »'éétoient réchauffés et essuyés le matin; arbres de choix et de pré- dilection, qu'ils n'abandonnent jamais à moins qu'on ne les y ait troublés. C'est là qu'en se secouant et en faisant passer par leur bec toutes leurs plumes, tant pour en faire sortir la vermine que pour en exprimer l'eau, ils achèvent leur toilette, préparée par le bain qu'ils viennent de prendre. Cette opération terminée, on voit chaque couple défiler, Pun après JTautre, vers le lieu secret de sa retraite pour y rester en repos jusqu'au lendemain, qui, avec les mêmes besoins, ameène les mêmes scènes. N'est-ce pas ainsi que dans la vie paisible des champs tous nos jours se ressemblent, tandis qu'au sein des


