16 HISTOIRE NATIURELL E
Vaza, qui est remarquable par la petitesse du sien. Son corps est de la force et de la grosseur, à peu près, de celui des grands Aras de PAmérique; de sorte que, sil avoit la queue aussi longue que ces derniers, il ne leur céderoit point en grandeur. La couleur de son plumage est des plus simples et des plus monotones. On ne retrouve plus ici ces riches nuances qui distinguent si particulièérement les Per- roquets en général: celui-ci semble être en deuil; il est entièrement noir, mais d'un noir qui prend un glacé grisaille ou brundtre, suivant les jours. Le bec est d'un blanc de corne, et les pieds sont noirs. La peau nue du tour des yeux étoit brundâtre dans les individus que j'ai vus, mais elle est peut-étre, sans doute même, blanche lorsque l'oi- seau est vivant. b b
L'individu que j'ai figuré fait partie du beau cabinet de M. Raye de Breukelervaert à Amsterdam. Jen ai vu un second à Paris, chez M. de Richebourg, ci-devant administrateur des postes. On m'a assuré que l'espèce du grand Vaza appartenoit aux terres de Afrique méri- dionale: ce qu'il y a de certain, c'est que je ne Tai point trouvée dans tout ce que j'ai parcouru de cette partie du monde.


