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DES PERROQOUETS. 25
Guinée, tapires plus ou moins en rouge, et qui tous T'étoient
devenus naturellement; il ne m'a jamais été possible d'en voir de tapirés d'une autre couleur. Ce Perroquet, qui est gris, a, comme on sait, la queue rouge. Jai vu aussi beaucoup de Perroquets amazones, tapirès en rouge; d'autres, en jaune, et quelques-uns, en rouge et en jaune. Ces Perro-
8 quets, dans leur état naturel, ont le front jaune, et du rouge aux ailes.
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A ces observations, dont je garantis Pexactitude, il faut ajouter que, sur près de cent Perroquets vivans que j'ai vus, et qui tous étoient plus ou moins tapirés, plus des trois quarts étoient des oiseaux malades, et que ceux qui étoient le plus tapirés étoient ceux qui se portoient le plus mal. V
Il est donc certain que ces variations peuvent être produites par la nature, et qu'il n'est pas nécessaire de recourir aux effets de l'art pour les expliquer.
Voici comment j'imagine que l'état de maladie produit ces variations.
Un oiseau quelconque(je dis quelconque, parce que tous les oiseaux
en général sont, de même que les Perroquets, sujets à étre variés de
différentes couleurs), un oiseau donc à plumage varié, doit nécessai- rement étre organisé de manière à ce qu'il y ait en lui une sécrétion des diverses substances destinées à former les différentes couleurs de son plumage: or, chacune de ces substances doit avoir un cours particulier, qui la fasse aboutir à Pendroit du corps ouù elle doit produire les plumes qui lui sont propres. Mais lorsqu'il survient un dérangement physique, une maladie, toute cette organisation inté- rieure doit s'en ressentir. Alors telle matière qui devoit former des plumes rouges, par exemple, ne suit plus son cours ordinaire, et reflue dans une autre partie du corps.('est ainsi que chez les hommes, lorsque la bile prend un cours différent de celui qui lui est propre, elle se mêle avec le sang, et donne une couleur jaune à toute la peau.
Quant au procédé de tapirer les Perroquets par art, je pense que
..—·* 3 4 2 ⸗.—. c'est une erreur; du moins je ne crois pas, ainsi que je l'ai déjà dit,
qu'il soit possible de faire pousser une plume de telle couleur, quand elle auroit naturellement dũ éêtre d'une autre. Il est sans doute pos- sible de la teindre pour plus ou moins de temps. II est plus facile encore de changer la teinte d'une plume; par exemple, de rendre jaune une plume rouge, planche une plume jaune, et brune une plume noire. II suffit, pour cela, de l'exposer plus ou moins à une forte fumigation de soufre, ou à la vapeur d'un acide. On peut, de


