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de chaque côté sont bleues; la suivante est bleue à sa naissance, et rouge vers la pointe; les quatre du milieu sont ordinairement en entier d'un beau rouge cramoisi, mais dans l'individu que j'ai fait peindre elles sont en partie bleues, comme on le voit dans la gravure coloriée que je publie. Le dessous des pennes des ailes et de la queue est d'un rouge brun, que Buffon appelle rouge de cuivre, et Brisson, couleur de rose.

La mandibule supérieure du bec est planche, suivant Linné, et noirâtre, suivant Buffon. L'expression du premier n'est pas tout-à-fait exacte, non plus que celle du second. La mandibule supérieure du bec est en grande partie d'un blanc sale, mais brunâtre à la pointe et noire à sa base. L'inférieure est entièrement d'un noir de corne.

Les joues sont couvertes d'une peau membraneuse, blanche et nue,

sur laquelle on remarque quelques rangées de petites plumes rouges, distribuées en pinceaux. Cette membrane couvre non-seulement les joues, mais embrasse la mandibule inférieure, et forme de plus une petite bande étroite, qui sépare les plumes du front de la mandibule supérieure. Les yeux sont jaunes; les ongles d'un noir de corne, ainsi que les écailles des doigts et du tarse par devant; mais toutes ces écailles, très-petites, ne se joignant pas les unes aux autres, laissent apercevoir entr'elles la peau, qui est planche, surtout lorsque l'oiseau est vivant.

Autrefois l'Ara macao étoit fort commun dans les Antilles; mais à mesure que ces iles se sont peuplées, les Aras ont été recherchés comme objet de curiosité, ou même comme aliment, et dès-lors ces oiseaux ont se retirer dans les endroits les moins fréquentés et s'envoler vers la terre ferme.

Est-il vrai, comme le prétend Dutertre, que l'Ara macao, pressé par la faim, mange le fruit du mancenillier, qui, comme T'on sait, est un poison pour l'homme, et vraisemblablement pour la plupart des animaux? Ce fait, qui n'est rapporté que sur un oui-dire, nous paroit devoir éêtre relégué au rang de ces fables dont les anciens, amis du merveilleux, remplirent si long-temps les livres d'histoire naturelle, et dont une sage critique doit les purger aujourd'hui.

par suite de cet amour du meryveilleux, Aldrovande, sur la foi des premières relations de PAmérique, a peint les Aras comme naturellement amis de lhomme, s'approchant sans crainte des cases des Indiens, et montrant pour eux beaucoup d'affection. Cette sécurité

dans ces oiseaux n'étoit pas l'effet d'un instinct plus étendu, mais d'un

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