Teil eines Werkes 
2 (1806)
Entstehung
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127
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DES JACAMARS. 125

LE JACAMARICI.

(N 54.)

CrrrE seconde espece de jacamar à bec arqué ayant été décrit et figuré, par une erreur bien pardonnable sans doute, sous le nom de jacamarici, nous avons cru, pour ne pas laisser à un oiseau des Moluques un nom brésilien qui perpétuât cette premiere erreur sur le pays qu'il habite, nous avons cru, dis-je, devoir dénaturer un peu cette dénomination, sans cependant la changer entièrement.

En comparant le jacamarici au grand jacamar, on trouve entre ces deux oiseaux des différences sensibles qui ne permettent pas de douter de leur diversité d'especes, quoiqu'ils habitent le mème pays. En effet, le premier n'est pas seulement plus petit que l'autre, il a aussi la queue beaucoup plus étagée que lui; cette partie présente ici absolument la forme d'un fer de lance, tandis que nous avons vu que chez le grand jacamar la queue, beaucoup plus égale, ne faisoit que s'arrondir au bout en se- ployant. En outre le bec du jacamarici, quoique épais, large à sa base et courbé en faulx comme celui du grand jacamar, porte sur toute la lon- gueur du sommet de la mandibule supérieure une arréte saillante qui semble la partager en deux; caracteres indélébiles qu'on ne retrouve pas chez ce dernier, et qui doivent ôter jusqu'au soupcon que l'un pút être le male, et'autre la femelle d'une même espece, ou que le plus petit ft un individu du premier âge du grand jacamar. Quant aux couleurs, si le jacamarici a la gorge blanche comme son congénere, il n'a pas comme lui les grandes pennes alaires ni les latérales de la queue de cette même couleur: le dessus de ces parties chez le jacamarici est entiérement d'un riche verd doré pleuissant sous certain aspect, et le dessous d'un verd clair, bleuâtre. Le dessus de la téête, les joues, le derriere du cou, le haut de la gorge, le manteau, les couvertures des ailes, les dernieres pennes alaires, le croupion, les couvertures supérieures de la queue, tout le dessus de Poiseau enfin est d'un verd doré, mais d'un or rougeâtre couleur de cuivre de rosette, et qui prend des tons ou plus verds ou plus rouges, suivant les différents coups de lumiere. Les grandes pennes des ailes sont noiràtres extérieurement, noir grisonnant dans leurs parties intérieures. Tout le

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