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2 (1806)
Entstehung
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125
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HISTOIRE NATURELLE DES JACAMARS.

LE GRAND JACAMAR. (X' 53.)

Lr nom de grand jacamar convient d'autant plus à cette premiere espece de la famille des jacamars à bec arqué, qu'il égale par sa taille notre geai d'Europe, ainsi qu'on peut le voir par la figure exacte et de grandeur na- turelle que nous en publions ici d'après un individu conservé dans l'esprit de vin, et qui par conséquent n'avoit perdu aucun de ses traits caracté- ristiques. On sait que ce moyen de conservation est en effet le plus sùr pour beaucoup d'animaux, et qu'il n'arrive que trop souvent qu'en passant par des mains maladroites les oiseaux mèême y perdent leur forme, et quelquefois tout ce qui pourroit aider à les faire reconnoitre d'une maniere plus certaine. La queue du grand jacamar est à-peu-près de la longueur de son corps, et étagée de maniere qu'elle s'arrondit seulement au bout lorsqu'on la déploie. Les ailes, dans leur état de repos, atteignent Textré- mité des grandes couvertures de la queue; la téête est grosse, le cou épais, et le corps massif; le bec, long de deux pouces, est large, épais à sa base, et s'arrondit sur ses faces supérieures; les deux mandibules se terminent en pointes aigués, et elles sont d'une égale longueur; la langue est courte, triangulaire, et collée au fond de la gorge. Les tarses sont robustes et courts, les doigts forts et à bases solides; les ongles paroissent propres à tenir Poiseau cramponné au tronc des arbres; ce qui, joint à la nature de ses plumes, me feroit croire qu'il niche dans les trous d'arbres. Tout le dessus de la téête, du front à l'occiput, les joues, la tête entiere enfin est d'un verd plein nué de bleu, et richement relevé par un reflet d'or: tels sont aussi les scapulaires, toutes les couvertures des ailes, et leurs der- nieres pennes, celles voisines du dos; les premieres pennes alaires ou re- miges sont d'un blanc grisonnant, et celles qui les suivent sont en grande partie bleues; le croupion et les couvertures supérieures de la queue sont T'un verd clair doré: les deux pennes les plus latérales de chaque côté de celle-ci sont blanches, les deux suivantes d'un verd-bleuâtre, et celles du milieu du verd doré du croupion; la gorge est d'un beau blanc, et le bas du cou, la poitrine, les flancs, le ventre, les plumes des jambes, les cou- vertures du dessous de la queue, enfin tout le dessous du corps est d'un beau roux mordoré, qui, passant par les côtés du cou, l'embrasse entiere-

ment par derriere, et s'étend en pointe de mouchoir vers le bas An dos.