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INTRODUCTION. 5
meémes leur retraite à coup de bec comme on la dit dabord, et ensuite démenti, par rapport à la courbure de la pointe de leurs mandibules. La vérité est qu'aucun oiseau, pas mèême les plus grands pics, m'ont la faculté de percer un arbre sain; mais que, sachant en reconnoitre les parties pourries, ils
peuvent facilement agrandir leur demeure sans y employer
des moyens extraordinaires: ainsi les toucans ont le mème
instinct, et mont pas besoin de chasser les pics pour s'appro- prier leurs trous. On trouve, au reste, dans toutes les forêts des arbres creux par vétusté, sans qu'aucun oiseau ait pris la peine de les perforer. Les larves des scarabés commencent enfin Touvrage, le temps Tacheve, et les oiseaux, dont le naturel est de se cacher, savent en profiter.
Les toucans volent pesamment en rentrant le cou entre leurs épaules, et ils marchent en sautant: leur bec, quoique gros, a si peu de force quꝗ ils ne sauroient faire de mal en pinçant; ils peuvent pourtant couper et ouvrir les fruits mous, dont ils avalent les morceaux apréès les avoir jetés en air pour les recevoir ensuite très adroitement et les englober dans leur large gosier en ouvrant beaucoup le bec. Lorsqu ils sont perchés, ils se tiennent presque perpendiculairement, ayant le bec tout-à- fait couché sur la poitrine; et quoiqu en général ils soient d'une gravité remarquable, et que tous leurs mouvements soient pesants et maussades, ils ne laissent pas d'èetre turbulents, et très habiles à sauter de branche en branche. IIs se réunissent en petites troupes, et se tiennent sur le sommet des plus grands arbres, et de préférence sur les branches mortes, d'où on les entend pousser des cris rauques, ou quelquefois faire un sifflement particulier pour s'entr appeler.
Les toucans enfin ne séloignent pas beaucoup de la con-
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