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1 (1806)
Entstehung
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19
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spece précè-

DES OISEAUX DE PARADIS. 19

dente; c'est-à-dire, qu'il est approchant du volume de notre geai commun, avec lequel on pourroit le comparer. Ce dernier mode de comparaison établit mème des rapports moins incertains et plus faciles à saisir que les mesures, quelqu'exactes qu'on puisse les supposer d'ailleurs, parce- qu'elles varient comme tous les individus de chaque espece, qui jamais n'ont précisément la mèême taille.

Le petit, comme le grand oiseau de paradis émeraude, porte, sur le milieu de la queue, deux filets de la mèême nature et de la mème forme; mais ils sont, proportions spécifiques à part, ainsi que je l'ai observé, généralement plus courts, car ils ne dépassent pas, ou ne dépassent que de très peu les plus grandes plumes subalaires, qui ornent aussi ses flancs, et auxquelles on peut appliquer tout ce que nous avons dit dans notre premier article sur leur transparence, leur nombre, leurs formes diverses, et la maniere dont elles sont implantées à travers la peau. Les plus grandes, et toutes celles de ces plumes qui sont à barbes touffues, séparées, transparentes, et terminées en de longs filets chevelus, sont d'un beau bplanc, tandis qu'elles sont brunes dans l'espece du grand oiseau de paradis émeraude; les secondaires, à barbes lisses, sont d'un beau jaune lustré; et les dernieres, de mèême couleur que celles-ci, se terminent en pointes d'un pourpre éclatant. Les plumes du front forment un bandeau d'un vert d'émeraude, qui, passant entre le bec et les yeux, couvre la gorge et le devant du cou sur lequel il descend; mais, au lieu de s'élargir au bas, et de se terminer circulairement en forme de plastron, il se rétrécit, au contraire, et se partage en deux pointes vers la partie inférieure du cou. La couleur de toutes les plumes de cette partie est aussi d'un riche vert d'émeraude, et celle de leur duvet d'un brun vio- lätre. Le dessus de la tête, les côtés, et le derriere du cou, sont d'un jaune de paille glacé, plus brillant sur les parties basses. Le mème jaune, nuancé d'une légere teinte brunaâtre, colore toutes les plumes du manteau, des scapulaires, et du dos, jusqu'au croupion, ouù elles reprennent du brun de chataigne pur, qui est la couleur de la queue et des plumes de recouvrements supérieurs de celle-ci. Les petites couvertures du poignet de l'aile sont d'un brun richement nué de jaune; les plus grandes sont brunes et largement frangées du même jaune paille que le derriere du cou. Le bas du devant du cou, la poitrine, le ventre, le dessous de la queue, en un mot toutes les plumes du dessous du corps, sont d'un brun clair uniforme qui approche de la couleur de la canelle. Les pennes de l'aile sont d'un brun plus foncé, semblable à celui de la queue. Le bec et les pieds, qui ont absolument les méêmes caracteres que dans le grand oiseau de paradis émeraude, ont aussi leurs couleurs semblables à celles de ces parties dans le même oiseau.

Cette description doit suffire au lecteur pour lui faire établir les rap- ports et les différences qui se trouvent entre le grand et le petit oiseau