DES OISEAUX DE PARADIS. 15
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LE GRAND OISEAU DE PARADIS EMERAUDE, FEMELLE.
(N'* 2.)
CEELES-I sont très difféerentes des maàles, la nature ne les ayant point gratifiées des mêmes attributs: plus simples dans leur véètement, elles sont dépourvues de plumes subalaires, et ne portent les mêmes couleurs
que sur les ailes, le dos, et la queue qui se trouve mèême dégagée des deux longs filets qui distinguent et peut-êètre embarrassent souvent les males dans l'action du vol. Le derriere de la tèête et du cou sont d'un
brun nuancé d'une teinte jaunatre; le front est d'un brun plus décidé,
ainsi que la gorge, tandis que tout le dessous du corps est d'un beau
blanc: le bec et les pieds sont semblables dans les deux sexes. Cet in- dividu fait partie de ma collection.
Jai vu un jeune maàle de la même espece chez M. Boers, à Amsterdam, et dont la livrée tenoit également de celui de la femelle: ses plumes subalaires commengçoient seulement à pousser à travers les plumes blanches du dessous du corps, qui elles-méêmes étoient mèélées en grande partie de plumes brunes; la gorge portoit aussi déja quelques plumes vertes, ce qui m'a convaincu qu'il en étoit de ces oiseaux comme de tous les autres en général, c'est-à-dire, que les maàles ne prennent leurs cou- leurs et leurs attributs qu'à un certain àge, et que pendant leur jeunesse ils ressemblent absolument aux femelles: cela a lieu au reste chez tous les oiseaux généralement de tous les climats et de toutes les especes.
Le grand oiseau de paradis émeraude se trouve à la Nouvelle-Guinée, assure-t-on, mais bien plus communément encore dans la partie de lInde ou croissent les épiceries, et particuliérement à l'isle d'Arou, d'où les vaisseaux hollandois en rapportent en si grand nombre, que j'en ai sou- vent vu arriver à Amsterdam des caisses pleines; de sorte qu'ils sont aujourd'hui très communs dans les cabinets d'histoire naturelle. Les femelles n'étant pas aussi belles que les maàles, elles sont probablement re- butées par les voyageurs, qui, n'espérant pas les vendre aussi chèrement, ne se soucient pas de s'en charger, ce qui les rend très rares; du moins,
jusqu'à ce moment, je n'en ai vu que trois qui furent adressées, commę
je l'ai dit, à M. Temminck, qui a eu la bonté de m'en donner une. 2. 2.. ⸗«. Tout ce qu'il est possible d'extraire de plus positif sur ces oiseaux,


