Teil eines Werkes 
1 (1806)
Entstehung
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2 INTRODUCTION. se convaincre par eux-méèêmes jusqu'à quel point il a été pos- sible à certains hommes d'avoir porté la crédulité ou la mau- vaise foi, de lire, sils en ont la patience, tout ce qui a été imaginé au sujet de ces oiseaux dans l'Histoire naturelle et morale des Indes orientales et occidentales, par Acosta; dans Ornithologie d'Aldrovende; ainsi que dans plusieurs autres ouvrages, tels que le Museum Wormianum, les Navigations aux terres australes, et enfin dans la Collection académique d'Olton Helbigius, etc. etc.; ou même, pour plus de facilité, dans Buffon, qui, à Jarticle des Oiseaux de Paradis, rapporte et combat tout ce que les différents auteurs que nous venons de nommer ont inventé d'absurde et de ridicule sur ces oiseaux, d'après la supposition fausse qu'ils naissoient sans pieds, lors- que, pour se convaincre du contraire, il eùt suffi de relever les plumes des flancs de leurs peaux mutilées par les sauvages pour s'assurer que les pieds en avoient été retranchés.

D'un autre cêté, quoique nos ornithologues modernes aient reconnu que les oiseaux de paradis avoient des pieds(après les avoir vus cependant, puisque depuis long-temps ils nous sont en effet envoyés avec ces parties), cela ne les a pas em- pèêchés de retomber eux-méèmes dans d autres méprises, tout aussi impardonnables, en leur assignant des caracteres pris de leurs mutilations; comme d'avoir une petite tète, et des yeux à peine visibles et presque dans le bec; d'avoir les pieds- mesurément disproportionnés à leur taille; et enfin d'avoir la téte et le col couverts de plumes hérissées, et formant un velours naturel: caracteres mal saisis, dont Tapparence n'ëtoit due quà la mauvaise préparation des peaux, et qui n'existent plus quand on voit ces oiseaux dans leur état parfait, tels que nous les connoissons aujourd'hui, et que nous nous pro-

posons de les faire connoitre aux naturalistes.

avd