2
1— Py vais; répondit Je jeune homme. Il sap- . lalcon procha 4 une table remplie de papiers, de livres; 3 un miroir, une Drosse et un flacon d'eau de Cologne lemen un y étaient péle-méle. André, quoique ordinairement Kdemüme simple dans sa mise et dans ses manières, soignait vurrit une heaucoup, beaucoup trop peut-ètre sa personne. Qul, ayant Sans avoir des traits prononcés, caractéristiques, dénona sa jl était bien fait de visage et de corps, gracieux de e Taut en ſigure, et'ensemble de sa physionomie formait un us. Depuis aspect agréable, lorsque surtout André était animé, age. de se- ou lorsqu'il se permettait un léger sourire, sans y dent méäli- mettre de l'amertume toutefois. Ses yeux Sarréè- irs lorsque lérent sur une feuille de papier barbouillée d'une ons éüille gcriture ſine et complétement illisible. S'asseyant, il en parcourut plusieurs phrases à demi-voix, y Gil ne sät ſit quelques corrections; puis, d'un air capable, à; mäls je salisfait de lui-méême, appuyant sa tète sur son Ssi peut se pras, il se mit à réſléchir de la sorte: ilra hien— Vraiment, j'aurais de la vocalion à devenir urs intrin- auteur; mais cette maudite aisance, cette fortune lupart, les à soigner, ces relations à entretenir, tout cela bas dans la me distrait du travail, et ayant mon pain quoti- zciles sont dien assuré, je n'ai plus besoin de travailler pour causes qui vivre. Ce qui m'obligerait à écrire avec suite e bien ap- pourrait développer mon talent, faire murir le bon ux ou de germe qui est en moi. Je me sentirais surtout de troufer un la vocation pour être journaliste: j'ai assez de re on peut connaissances superſficielles sur tout objet pour esl difcile aborder avec courage toutes sortes de matiéres. le,àmoins yaime à écrire sur la politique; mes conrictions sont assez celles de la génération jeune; quand je Voir passer me mets une fois à l'œuvre, je puis beaucoup écrire de suite, avec entrain et facilité. Je n'aime pas le


