PAR M. DE DOMBASLE. 19
dans la première méthode, les comptes parti- culiers des récoltes ne sont pas entiérement complets. En effet, si nous prenons pour exemple lé compte de pommes de terre, nous trouverons à son débit, le loyer des terres qu'elles ont occupées, le prix du fumier qui y a été employé, de la semence, ainsi que la valeur de tous les travaux qu’elles ont occasio- nés, soit en main d'œuvre, soit en journées d’at- telage; mais cela ne suffit, pas encore: les pommes de terre doivent supporter aussi une portion des dépenses générales de Pexploitation. L’usé des instrumens d'agriculture, ou l’entre- tien du mobilier de la ferme, l'intérêt du ca= pital en circulation, les dépenses de ménage, sont des charges qui doivent être supportées par cette récolte, comme par toutes les autres; sans cela, il pourrait arriver que tous les comp- tes particuliers des récoltes se balançassent en bénéfice, tandis que la comptabilité générale se balancerait en pertes, puisqu'il faudrait bien balancer par le compte de profits ct pertes, ces comptes de dépenses générales: le bénéfice que présenteraient les comptes particuliers des récoltes ne seraient donc qu'illusoires.
Les balanites des comptes de dépenses généra- les, pour l'exercice écoulé étaient établies comme
il suit:


