EAP DANS EP OMRE NATURE LL E. 277 distinguée d’ailleurs les ont suivi. Dusing et Arantius la regar- dent comme de l'urine. ARzolan dit qu'elle résulte d’un mélan- ge d’urine et de sueur. Bonhius, Verduc, Bidloo, et Cowper, ont une opinion à cet égard aussi fausse que les premiers. Lister prétend qu’elle est une vraie salive. Drélincours, et plusieurs autres écrivains, pensent qu’elle est produite par le mélange de la salive, du mucus des narines, et de l’urine du fœtus. JWarton croit qu'essenticllement elle est une espèce de gélatine. Un très-grand nombre d’anatomistes et de physiologistes moder- nes enseignent aujourd'hui qu’elle est vraiment identique à la va- peur péricardienne, et semblables. Il.en est encore qui la regar- dent comme de la limphe toute pure. Nous nous flattons que noire analyse empêchera dorénavant que ceux qui cultivent l'étude de l’économie animale s’'égarent dans ce dédale d'opinions plus ou moins éloignées de la vérité.
Par les efforts des naturalistes modernes, l’anatomie compa- rée proprement dite vient de faire de grands progrès. Mais il née faut pas se le dissimuler, l’hydrologie animale comparée ne marche point d’un pas égal avec la première. Les expériences et les observations de comparaison entre les humeurs de différer:- tes espèces d'animaux, ne sont pas aussi multipliées que celles qui regardent les parties dures et molles. Les citoyens Fourcroy, entre autres, et les citoyens Deyezx et Parmentier, ont parcouru la vraie route pour atteindre heureusement ce dernier but. Nous les avons suivis, en comparant par des recherches expérimen- tales les eaux de l’amnios de femme avec celles de vache. Nous parviendrons ainsi à déterminer les vrais points de rapproche- iuent ou d’éloignement qui existent entre elles; et en nous con- tentant pour le moment de quelques résultats particuliers, nous
nous garderors bien d'admettre avec trop de facilité des induc- uons générales.
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La démonstration de la nature toute particulière de la subs- tance sébaciforme, dont nous avons Page n paragraphe II; les preuves convaincantes que nous avons données de la grande différence qui existe entre les eaux de l’amnios dans les diffé- rentes espèces d'animaux; le développement des propriétés de la matière‘animale qui accompagne les sels de la liqueur de l’amnios de vache différente de toutes celles connues jusqu’ici et mentionnée au paragr. V, sont autant de faits bien curicux.
Tome LI. VENDEMIAIRE an 0. Nan


