Jahrgang 
51
Seite
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46 JOURNAL#D;Er: PH VSTIQIUE" D'ENCEATMME dure 12 heures. Pour connoître si l’arsenic qu’on a mis dans les casseroles est tout sublimé, l’ouvrier prend uñe baguette de fer uv peu plus longue que le chapeau, et l’introduit dans les chapeaux pour tâter dans les fonds des casseroles.

$. V. On peut à la vérité sublimer une plus grande quantité d’arsenic d’une seule fois dans ces chapeank, car quand j'étois- dans cette fabrique, les ouvriers ont sublimé deux quintaux et demi sans interruption pour gagner du temps, afin de pouvoir aller le jour suivant à la foire d’un village voisin; mais cela ne convient jamais; car pour lors l’arsenic se sublime mal'et sort très-impur, de façon qu’il faut le sublimer de nouveau, du moins la plus grande partie, ce qui augmente beaucoup les dépenses.

$. VI. Lorsque la tâche est, finie on daisse le feu s’éteindre, et on attend que le fourneau se refroidisse, et alors on renverse les chapeaux, ensuite deux ouvriers enfilent chaque chapeau dans une perche et les portent dans une chambre où ils font dé- tacher à coups de massue l’arsenic qui s’est sublimé en forme de

verre dans les parois du chapeau, et qui saute tout brisé en

morceaux, et tout ce quiest impur et mal sublimé se met à part pour être sublimé de nouveau; lereste est pesé et mis dans des pe- tits tonneaux pour être vendu. On l’y vendoit alors 18 floris le quintal: telle est donc la: manipulation pour sublimer le verre blanc d’arsenic.

6. VII. On sublime aussi dans cet atelier le verre jaune d’ar- senic, quand on a des commissions; la manipulation est la même que pour le verre blanc; mais il faut pour obtenir le sublimé jaune, mêler deux parties d’arsenic avec une de soufre; et s’il arrive que le sublimé soit un peu trop foncé, on diminue pour lors la quantité du sonfre dans le mélange: ce sublimé se vend 22 florins, et on en fabrique annuellement dans cet atelier de 100 à 200 quintaux dont la plupart est blanc. Il faut encore avertir que la force du feu doit être égale et forte pendant toute la sublimation, afin que les casseroles se conservent toujours au rouge, et qu’elles aient un degré de chaleur assez fort pour fondre et sublimer l’arsenic. Dans cet atelier on ne ferme ja- mais.les portes ni des cendriers n1 des chauffes, ce qui fait qu’il sort une grande quantité de flamme par les portes des chauffes, et tout cela en pure perte, car on brûle plus de bois qu'il ne faudroit. Il est essentiel d'observer ici que l’atelier est spacieux pour avoir un grand courant d'air, et que ces travaux ne sont aucunement dangereux; les ouvriers ne prennent d’au-