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94 JOURNAL UDE APHY SI OWE DE C'APMAE évaporée à siccité elle a laissé un résidu brun, cassant, à demi+ transparent, pesant 318 milligrammes, et wattirant pas sensi- blement l’humidité.de l'air. Ces 318 milligrammes ont été mêlés avec 30 grammes d’esprit-de vin bouillant qui en a extrait en- viron un septième. Cette dissolution décantée et évaporée à sic- cité a laissé un résidu pesant environ 45 milligrammes, attirant l'humidité de l'air. Je n'ai pas poussé plus loin l'analyse de la partie inflammable du terreau. Mon objet n’est ici que de m'oc- cuper de ses parties terreuses.
Cent parties de terreau tamisé ont été mêlées avec mille par- ties d'acide muriatique; il ne s’est produit aucune effervescence. Le mélange a été soumis à une douce chaleur; l’acide s’est co- loré en brun maron: la dissolution à été séparée par le filtre, et éprouvée par l’oxalate de potasse, le prussite de soude et l’'ammoniaque; ces-deux derniers réactifs seuls ÿ ont fait d’abon- dans précipités. Cette dissolution muriatique saturée d’ammo- niac et filtrée, n’a point été troublée par le carbonate de soude. Le terreau granitique ne contenoit donc point de terre calcaire unie à l’acide carbonique, ce qui m’a paru très-remarquable, vu la quantité notable de chaux qui entre dans la composition des cendres qui avoient formé ce terreau.
Le terreau du Breven observé avec soin paroissoit mêlé avec les molécules pierreuses qui constituent la roche de cette mon- tagne. Il étoit important pour l'analyse que je me proposois d’en faire, de le dépouiller de ses substances étrangères. J’ai réussi à en séparer par plusieurs lavages la 0,54 partie de son poids de sable(1). Les 76 parties restantes vues à la loupe con- tenoient encore quelques molécules de mica dont il étoit inpos- sible de le dégager.
Cent parties de ce terreau lavé ont été bràlées dans un creuset de porcelaine; elles ont laissé après leur combustion 47,3 par- ties de cendres; ces 47,3 parties(pesant 9,25 gramimes) ont été mêlées avec 909 grammes d’eau distillée et soumises à l’ébulition. La liqueur filtrée a éte réduite par l’évaperation, à la huitième partie de son volume primitif, et éprouvée par les papiers co- lorés, l’oxalate de potasse, le nitrate d'argent, l’acétite de baryte, l’'ammoniac et le carbonate d’ammoniac. Les, seuls réac- tifs qui aient été altérés dans cette épreuve sont l’oxalate de
(1) Cent parties de ce terreau dépouillé de sable, pouvoicnt réunir deux <ents parties d’eau.


